CONCEPT ARCHITECTURAL
L'HYPERPARC sera le point culminant du Pôle Gadbois. Un nouvel espace public centralisateur, autant à l'échelle humaine que pour l'arrondissement du Sud-Ouest, et même pour le paysage sportif québécois.
L'architecture du projet réconcilie la série d'agrandissements précédents tout en incarnant une présence nouvelle, une identité invitante pour les citoyens au mode de vie actif. Les enjeux suivants ont eu un effet déterminant lors de notre processus de création :
- L'importance de la légibilité du parcours intérieur pour les usagers et la fonctionnalité des espaces ;
- L'importante superficie du gymnase triple et de la palestre, au détriment des espaces verts ;
- Les besoins en lumière naturelle uniquement en partie haute des installations sportives ;
- La variation de la hauteur libre de la palestre de gymnastique (de 7 à 9m pour le trampoline) ;
- L'impact des charges de neige sur les installations existantes lors de la création de volumes en sur hauteur ;
- L'impact de la démolition sur les installations existantes (mises aux normes, renforts sismiques, etc.).
Bâtiment topographique en symbiose à l'architecture de paysage
En s'inspirant de la topographie naturelle du site qui descend vers l'ancien tracé de la rivière Saint-Pierre, notre proposition va au-delà de la préservation de la superficie du parc actuel. Non seulement elle transforme le site en véritable poumon vert pour le quartier, mais elle permet la création d'un parc résilient. Ce concept topographique, rendu possible grâce à l'enfouissement partiel du programme et au prolongement du parc Gadbois sur les toitures végétalisées, permet l'émergence d'un HYPERPARC. La topographie relie l'entrée sud du rez-de-chaussée à la nouvelle entrée est du rez-de-jardin et donne accès à la toiture de la palestre qui mène à la nouvelle entrée des spectateurs.
Tout au long du parcours extérieur à travers les jardins, des haltes sont prévues pour permettre aux visiteurs de se prélasser, de se pratiquer sur des équipements sportifs d'extérieur ou de se renseigner sur le contexte historique du lieu. Les archives photographiques de la Ville de Montréal ont permis de confirmer que l'emplacement de l'ancien gazomètre serait sous le gymnase double existant et sous le stationnement adjacent. Le cas échéant, les vestiges récupérés pourront s'intégrer à l'aménagement paysager dans un parcours d'interprétation historique sur le haut de l'agrandissement. Par sa localisation stratégique en hauteur au-dessus du toit de la palestre, le parcours pourra intégrer les marqueurs historiques du paysage avoisinant dont le canal de Lachine, le collecteur Saint-Pierre et son ancienne rivière, la limite est de la falaise Saint-Jacques et le passé industriel du secteur. Son emplacement extérieur permet d'en démocratiser l'accès.
La toiture végétalisée restera accessible en tout temps aux usagers du parc Gadbois (selon les heures d'ouvertures du parc). Par contre, un accès contrôlé sera prévu au haut de la toiture, afin de sécuriser l'accès vers l'entrée des spectateurs en dehors des heures d'ouvertures du centre. Cet accès permettra toujours l'évacuation d'urgence de l'étage.
Au sommet de l'HYPERPARC, l'horizon se déploie. Le canal de Lachine, le Woonerf Saint-Pierre, les quartiers et l'échangeur Turcot se dévoilent à nous. Ici, à l'image du sport, les accès sont universels.
(Tiré du texte du concurrent)
Arguments en faveur de la prestation
• Une intégration urbaine audacieuse démontrant un parti fort et basé sur le renouveau plutôt que le mimétisme.
• La proposition présente une architecture distinctive et unique. Sa toiture verte principale en accès libre aux citoyens représente un point d'intérêt important dans le secteur.
• L'intention de mise en valeur patrimoniale est claire, même dans les détails.
• Les plateaux sportifs ne sont pas superposés. Ce choix conceptuel permet à l'ensemble de demeurer à l'échelle humaine.
• L'unification des gradins des différents plateaux assure une boucle de circulation à l'étage intéressante et judicieuse.
• L'axe de circulation Est-Ouest permet de desservir tous les sports présents dans le complexe.
• Dans l'ensemble, les besoins sont bien desservis.
• La proposition structurale est intéressante.
• Des idées innovantes sont proposées, par exemple, il est proposé de conserver les sols excavés sur le site, évitant ainsi la nécessité de les transporter.
• De façon générale, la faisabilité budgétaire est démontrée.
Arguments en défaveur de la prestation
• La réelle utilisation de la toiture verte est mise en doute en raison de l'environnement sonore et de la pollution engendrée par le trafic autoroutier adjacent.
• La blancheur des parements extérieurs ne convient pas à la réalité montréalaise et particulièrement au site. De plus, un entretien accru est prévisible.
• Le grand empiètement dans le parc n'est pas vraiment compensé par la création d'un toit vert accessible, car son plan incliné n'y permet pas une programmation récréative élargie comme peut le permettre un terrain plat.
• Les emmarchements se déclinant dans le parc limitent également les possibilités d'usage de ce dernier.
• L'entrée Est est en retrait et plutôt difficile à identifier.
• L'étalement des plateaux sportifs allonge les distances de parcours.
• Plusieurs rampes d'accès intérieures sont maintenues et la circulation générale demeure complexe.
Réserves du Jury
• La proposition est charmante mais le Jury se questionne à savoir si l'ensemble architectural communique l'identité d'un centre sportif.
• Le gain réel apporté par ce concept pour l'ensemble du projet n'est pas démontré.
• Le programme s'insère difficilement dans le concept adopté, apportant certains irritants fonctionnels.
• L'agora intérieure en gradin est intéressante mais pourrait poser des problèmes sécuritaires.
• Un déficit d'entretien des toits verts, par manque de ressources, pourrait altérer l'apparence souhaitée de ceux-ci.
• Seulement un des deux parcours Nord-Sud a été résolu au niveau du rez-de-chaussée, soit celui donnant sur la piscine.
• Les mesures appliquées pour atteindre la certification LEED-Argent sont suffisantes, mais avec le minimum requis de points LEED. Le volume créée n'est pas compact.
• L'enfouissement de la palestre dans le sol pourrait demander des mesures d'étanchéité accrues des fondations compte tenu de la nappe phréatique élevée.
• Si le sol excavé est contaminé, il ne pourrait pas être déposé sur des sols non-contaminés du site.
(Tiré du rapport du jury)
56 numérisés / 56 accessibles
- Planche de présentation
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- Planche de présentation
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- Perspective
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- Perspective
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- Plan d'implantation
- Plan
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- Plan
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- Plan
- Plan
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- Axonométrie
- Plan
- Schéma
- Plan
- Schéma
- Plan
- Schéma
- Plan
- Schéma
- Plan
- Schéma
- Plan
- Coupe
- Vignette
- Coupe
- Élévation
- Élévation
- Élévation
- Élévation
- Schéma
- Schéma
- Schéma
- Schéma
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